Méthode10 octobre 20269 min de lecture
Combien de temps pour créer un site web en Suisse romande ?
Quatre agences romandes annoncent 3 à 6 semaines pour un site vitrine, parfois plus. Le point de départ reste flou : voici quoi demander et quoi préparer.
Pour un site vitrine, les quatre agences romandes que nous avons relevées annoncent entre trois et six semaines, et l’une d’elles, DKDP, affiche aussi « Livraison 4 à 8 semaines » sur la même page. Notre FAQ répond : « Deux à six semaines pour un site vitrine, plusieurs mois pour une application sur mesure. » Ces délais sont annoncés, pas mesurés, et la plupart des pages ne disent pas à partir de quel jour ils sont comptés. Un retard peut venir de l’agence comme du projet lui-même : un calendrier écrit, qui dit ce que chacun fournit et quand, sert de repère aux deux côtés.
Quels délais annoncent les agences de Suisse romande ?
Nous avons relu le 1er octobre 2026 les pages de quatre agences de Suisse romande, et la nôtre. Aucune de ces pages n’affiche de date de mise à jour : chaque délai ci-dessous est donc celui de la page consultée le 01.10.2026.
| Agence | Délai annoncé pour un site vitrine | Point de départ ou condition | Source |
|---|---|---|---|
| Creasite | 4 à 6 semaines | « Le délai indiqué suppose que les textes, images et validations arrivent selon le planning convenu. » | creasite.ch |
| DKDP | 3 à 5 semaines dans sa FAQ, et « Livraison 4 à 8 semaines » en haut de la même page | Non précisé | dkdp.ch |
| Digital Romandie | 3 à 6 semaines | Non précisé. La page indique que le délai « inclut la conception, le développement, les tests et les révisions ». | digitalromandie.ch |
| Miind | 4 à 6 semaines | « Ce délai est établi après la validation du cahier des charges » | miind.ch |
| HGDC | « Deux à six semaines pour un site vitrine » | Non précisé dans la FAQ. Notre page Sites web parle de « deux à six semaines entre le lancement et la mise en ligne », sans définir le lancement. | FAQ et Sites web |
Une remarque sur ce tableau : DKDP affiche deux chiffres sur la même page, 3 à 5 semaines dans sa FAQ et « Livraison 4 à 8 semaines » en haut de la même page, sans dire à quel type de site s’applique ce délai général.
Pourquoi ces délais ne se comparent-ils pas directement ?
Seule Miind indique un point de départ précis : ses quatre à six semaines sont comptées après la validation du cahier des charges. Creasite pose une condition : que les textes, les images et les validations arrivent selon le planning convenu. DKDP et Digital Romandie n’en disent rien. Notre propre page Sites web parle du « lancement », sans dire ce qui le marque.
À la lecture de ces pages, il est donc impossible de savoir si ces délais sont comptés depuis le même jour. Or quatre semaines comptées après un cahier des charges validé et quatre semaines comptées depuis le premier appel ne décrivent pas le même calendrier.
Il faut aussi garder en tête la nature de ces chiffres. Ce sont des annonces commerciales, publiées sur des pages de présentation. Aucune de ces pages ne dit combien de projets ont tenu le délai annoncé.
Pour comparer deux propositions, posez donc une question simple : à partir de quel jour le délai court-il, et qu’attendez-vous de moi pour le tenir ?
Combien de temps selon le type de site ?
Au-delà du site vitrine, peu de pages romandes donnent un délai par type de projet. Voici les repères que nous avons pu vérifier, avec leur source :
- Boutique en ligne : « 4 à 8 semaines » pour « une boutique e-commerce », selon Digital Romandie (page consultée le 01.10.2026).
- Application sur mesure : « plusieurs mois », selon notre FAQ.
- Repère général : « La création d’un site web peut prendre entre une semaine et cinq mois, selon sa complexité. » (Shopify, article du 22.11.2025)
- Repère d’un vendeur de sites rapides : « Total réaliste pour un site vitrine en agence : 6 à 14 semaines. » (Madra, page mise à jour le 09.09.2026). Madra vend lui-même des sites livrés en moins d’une journée : ce chiffre décrit le travail des agences, pas son propre service.
Ces repères ne mesurent pas la même chose. Une page d’agence annonce un délai pour ses propres projets, avec ses propres conditions, alors qu’un guide général couvre tous les cas, du site d’une page fait soi-même au projet de plusieurs mois.
Le délai et le budget se décident en même temps, parce qu’ils dépendent des mêmes choix : le nombre de pages, les langues, les fonctions. Nous avons rassemblé les repères de prix publiés dans un article à part.
Où passe le temps dans un projet de site ?
Les pages d’agences découpent toutes le projet en étapes proches : un échange de départ, la conception, le développement, les vérifications, puis la mise en ligne. Nous ne donnons pas de durée par étape, faute de source fiable. Voici plutôt ce qui se décide à chacune, et ce qui peut la ralentir.
Le cadrage : qu’est-ce qui doit être décidé avant de commencer ?
Le cadrage fixe la liste des pages, ce que chaque page doit obtenir du visiteur (une prise de contact, une réservation, un achat) et les fonctions à prévoir, comme un formulaire, une deuxième langue ou un espace pour modifier vos textes. Il désigne aussi la personne qui valide de votre côté.
Tant que ces points restent ouverts, les pages ne peuvent pas être construites pour de bon.
Les contenus : qui écrit les textes et fournit les photos ?
C’est souvent la question qui n’a pas été posée au départ. Creasite y répond dans sa FAQ : « Vous fournissez les informations fiables sur votre activité et les images dont vous avez les droits. » Si les textes doivent être rédigés par l’agence, cela se prévoit dans le devis, avec les rendez-vous nécessaires pour recueillir vos informations. S’ils viennent de vous, le calendrier en tient compte dès le départ.
Un texte provisoire suffit souvent pour avancer. Les photos demandent parfois une séance ou un achat de droits : mieux vaut l’organiser tôt.
Les validations : combien d’allers-retours prévoir ?
Certaines agences fixent le nombre de retours dès le départ. DKDP annonce par exemple « deux cycles de retours sur le design et le contenu ». Le temps entre deux tours compte aussi : quand plusieurs personnes doivent donner leur avis, chaque retour attend que toutes aient répondu.
Chez nous, la validation porte sur une vraie page du site plutôt que sur une image. Nous expliquons pourquoi dans notre article sur les maquettes : la page que vous validez est celle qui sera livrée.
Le développement et la mise en ligne : que faut-il prévoir ?
Le développement est la part qui dépend de l’agence. Demandez-lui comment elle vous tient au courant de l’avancement, et ce qu’elle fait si une difficulté technique retarde le planning.
La mise en ligne demande aussi quelques accès : la gestion du nom de domaine, pour le relier au nouveau site, et l’hébergement actuel s’il y en a un. Si des adresses e-mail utilisent ce domaine, indiquez seulement chez quel prestataire elles sont gérées, pour qu’elles continuent de fonctionner. Vos mots de passe de messagerie ne sont pas nécessaires. Les réunir tôt évite de les chercher au dernier moment.
Un site en 24 heures, est-ce le même produit ?
Certains services annoncent des délais beaucoup plus courts. Hostinger l’écrit dans un tutoriel : « vous pouvez créer un site d’une seule page à l’aide d’un créateur de pages web en une journée. D’autre part, le codage d’un site internet complexe de plusieurs pages peut prendre des semaines. » (Hostinger)
Madra va plus loin et propose « un site internet en moins d’une journée », grâce à un « service IA avec vérification humaine ». Dans son propre tableau, l’implication demandée au client est « minimale (5 min de formulaire) ».
Ces délais décrivent un autre produit : un site construit à partir d’informations fournies en une fois, sur une base prévue pour aller vite. Il peut convenir quand il faut être présent en ligne rapidement et que votre activité se présente en quelques paragraphes.
Il ne supprime pas le travail de contenu et de décision. Si votre site doit présenter plusieurs services en détail, être validé par plusieurs personnes ou proposer une réservation, le temps de préparer les contenus et de décider reste à prévoir, quel que soit l’outil.
Qu’est-ce qui peut retarder un projet, et comment l’éviter ?
Aucune des pages relevées ne mesure d’où viennent les retards. Creasite fait de l’arrivée des textes, des images et des validations une condition de son délai.
Un projet peut prendre du retard :
- du côté de l’agence : une charge de travail trop forte, un imprévu technique, une réponse qui tarde ;
- du côté du projet : des textes ou des photos pas encore prêts, plusieurs personnes à consulter pour valider, une page ou une fonction ajoutée en cours de route, des accès au domaine difficiles à retrouver.
D’où l’intérêt d’un calendrier écrit qui engage les deux côtés : ce que l’agence livre et quand, ce que vous fournissez et quand.
Notre FAQ décrit notre façon de faire : « Nous fixons le calendrier au démarrage et nous vous disons ce dont nous avons besoin, et quand. » Demandez la même chose, par écrit, à chaque agence que vous consultez.
Que pouvez-vous préparer avant le premier rendez-vous ?
Cinq points à réunir avant de parler à une agence :
- Les textes de vos pages principales, même bruts : ce que vous faites, pour qui, où, et comment vous joindre.
- Les photos et le logo en bonne résolution, avec les droits d’utilisation.
- Une seule personne qui valide, et ses disponibilités pendant le projet.
- Les accès au nom de domaine et à l’hébergement, ou au moins le nom du prestataire qui les détient.
- La date qui compte vraiment pour vous : un événement, un lancement, une saison.
Avec ces cinq éléments, une agence peut vous dire si votre date est tenable, et à partir de quel jour elle compte. Si vous comparez plusieurs agences, ajoutez cette question à nos sept questions avant de choisir une agence web : à partir de quand votre délai est-il compté ?
Si vous avez déjà une date en tête, prenons 20 minutes au téléphone : nous regardons ensemble ce qu’il faut réunir d’ici là. Parler de votre projet